Étiquette : introspection

  • Je ne sais pas où vont mes idées quand je pédale…

    … mais je me sens de nouveau créative depuis que :

    1/ j’ai repris le sport.

    J’ai enfin pu reprendre le fitness il y a un mois. Avant, je commençais mes journées par une séance de fitness + marche, 5 jours par semaine. Et puis la vie, le vaccin, la péri… Mais mon corps et mon cerveau étaient en manque. J’ai pris sur moi et j’ai bien fait. Je revis !

    Je vais à la salle 3 à 4 fois par semaine. Je fais du cardio et de la musculation. Je n’arrive pas à créer pendant que je fais de l’exercice. J’ai tenté mais mes idées s’envolent. Elles sont inconsistantes. Je ne me souviens de rien.

    Par contre, une fois devant mon PC ou mon carnet de dessin, les idées fusent. Je suis plus concentrée et plus endurante, je mémorise mieux et j’ai davantage confiance en moi. Ce n’est que le début, je suis curieuse de voir jusqu’où je vais retrouver et même développer mes capacités créatives.

    2/ je n’ouvre plus chatGPT et consorts

    Ou quasiment plus. Mais étant donné la qualité de leurs réponses, je renonce à m’en servir de façon quasi systématique depuis quelques temps. Je retrouve mes réflexes créatifs ainsi que ma plume.

    3/ j’écris sur ce blog

    Parce que pour être créatif, il est nécessaire de créer. Ca n’appelle pas de développement.

    4/ je prends des compléments alimentaires

    J’alterne entre vitamines, plantes, magnésium, oméga 3… Ce n’est pas donné mais l’argent investi n’est pas perdu, bien au contraire. Je ressens une réelle différence et mes prises de sang ne montrent que de bons résultats. J’achète sur le site herbolitisque.com pour être certaine de la qualité des produits.

    5/ je sors me promener ou juste prendre l’air, plus souvent

    Le processus créatif et le vivant n’existent pas l’un sans l’autre. Nous nous nourrissons de lumière naturelle, de couleurs, de paysages, d’interactions sociales, d’observations, de discussions, des arts de la rue…

    Tout ceci s’ajoute à ce que je fais déjà depuis que je suis née ou presque : dessiner, lire, arpenter les expos et les musées, admirer les paysages, écouter les conversations des gens…

    Rester créatif avec la montée en âge c’est lutter contre la fatigue, la routine, les injonctions, les demandes sans fin au travail, les proches envahissants, les bobos qui se cumulent…Ce n’est pas simple, ce n’est jamais gagné et c’est donc un challenge permanent. Et comme toujours, c’est une question d’effort personnel et de rigueur. Mais qu’est-ce que c’est satisfaisant au final 😉

  • Je ne cherche pas mon style

    Car je l’ai trouvé. Comment ? C’est la question qui m’a été posée il y a quelques semaines. Si la réponse me semble évidente car j’ai grandi dans un milieu plutôt artistique, je me rends compte que la notion de style peut sembler complexe et nébuleuse pour qui n’a pas vécu entouré de toiles et de mots.

    Alors… Comment trouver son style ? Mes articles n’ont pas toujours pas valeur scientifique donc je vais t’expliquer ce qui a fonctionné pour moi.

    Je dégaine la check-list par souci de confort de lecture mais en aucun cas la recherche de style n’est confortable :

    • Arpente toutes les expositions, peu importe le courant artistique, le medium, le type d’art… Regarde avec attention les œuvres, demande-toi celle que tu préfères et celle que tu n’aimes vraiment pas, qui te dérange ou qui te fait horreur. A chaque expo. Si tu es attiré par une peinture ou une sculpture… je te conseille de prendre en photo le nom de l’artiste pour pouvoir faire ensuite des recherches sur son travail, sur le web ou à la médiathèque. Comprendre sa démarche artistique t’apportera de la ressource pour élaborer la tienne.
    • Lis ou regarde des documentaires inspirants d’artistes avec le même objectif que le point précédent.
    • Lis tous les styles, tous les auteurs, tous les jours, ne serait-ce que 15 min le matin avant le petit-déjeuner. Ne te limite pas, sois sans préjugés, juste… lis. Souligne ou note dans un carnet des passages inspirants ou rien que des mots. Reviens dessus dans la journée.
    • Tous les jours, écris 10 min minimum dans un carnet, à la main (surtout). Peu importe que tes phrases soient belles ou bourrées de fautes, ce n’est pas le sujet. Libère-toi et note toutes tes émotions, tes idées noires ou fofolles, tes coups de gueule ou, au contraire, sois dans la gratitude. Laisse ton stylo former les mots. Laisse-toi aller. 10 min TOUS les jours.
    • Pratique ton art de façon régulière et le plus souvent possible. Teste, fais des erreurs, corrige-les, retente, corrige, retente… Jusqu’à que tu sois satisfait de toi sans être dans de l’autosatisfaction facile. Etre un bon critique envers son travail ce n’est pas se féliciter à chaque créa ou, au contraire, tout jeter systématiquement à la poubelle.
    • Ne montre pas ton art à tes proches. Tu le feras quand tu te seras trouvé et que tu auras gagné confiance en toi. Pourquoi ? Parce que soit ils vont te faire tout un tas de compliments sur la qualité de ton travail, soit ils vont te décourager car ils exprimeront leurs propres freins, frustrations, craintes… Dans les deux cas, leurs mots ne parleront pas de ton art mais d’eux ou de votre relation.
    • Accepte que ça prenne du temps de se trouver. Ce n’est pas juste une question de trouver son style. Ca va au-delà de la considération artistique. Il s’agit de trouver un bout de soi et pour beaucoup de personnes, c’est un long chemin et c’est normal. Si tu veux aller plus vite, donne-tout. Consacre tout ton temps libre à ta pratique, à la lecture, à l’écriture et à la découverte d’autres artistes.
    • Ce qui me mène au dernier point : Proust, Seurat ou Colette n’avaient pas de téléphone portable et encore moins Netflix. Être interrompu par les notifications, répondre aussitôt aux messages reçus, vérifier l’actu et les top trends toutes les dix minutes, c’est ruiner ta concentration. Un travail de fond a besoin de deux heures de concentration non-stop minimum. Sans regarder ton téléphone. Il est nécessaire de lâcher-prise avec ton quotidien et de te laisser engloutir, être dévoré par ton art. Sinon comment se trouver quand on interrompt systématiquement le cheminement de ses pensées ?

    Si tu as envie de partager ton expérience, tes propres conseils, l’espace commentaires est à toi !

    Premiers plans de mains recouvertes de peinture bleue et verte sur un fond flou.

    Photo de Amauri Mejía sur Unsplash

  • Rien n’est pour la vie

    Proposition quotidienne de rédaction
    Partagez une leçon que vous auriez aimé apprendre plus tôt dans votre vie.

    J’aurais aimé apprendre, avant mes 30 ans, la règle la plus fondamentale de la vie. Celle qui est inhérente à toute vie, toute chose. Qui ne connait aucune exception. Aucune résolution.

    L’impermanence.

    Rien n’est acquis pour la vie. Tout change, bouge, se transforme un peu ou beaucoup, rapidement ou lentement. Tout est impermanent. Peu importe la situation :

    • la relation avec les parents et les grands-parents, avec la fratrie, les cousins, les amis…
    • la relation avec les collègues et les responsables
    • les situations tendues ou au beau fixe au travail (spoïler : tous les dragons / vampires / sorcières finissent par déguerpir)
    • la vie de couple
    • la vie de famille
    • la santé
    • la situation financière personnelle
    • la vie du quartier
    • le climat social de la ville ou du pays

    La multitude des interactions interpersonnelles qui se produit à chaque seconde, bouge sans cesse les lignes. Rien n’est figé.

    Et le meilleur conseil qui vient en renfort de cette leçon de vie, c’est que si une situation négative est tenable pour toi, sois patient et persévérant. Le meilleur finira par arriver. Si tu ne peux plus la supporter, fuis, ne souffre pas autant pour quelque chose qui est par essence éphémère.

    Feuille d'arbre en automne avec des couleurs chaudes, suspendue à une branche parmi des feuilles floues en arrière-plan.
    Photo de Matt sur Unsplash

    Et toi ? Quelle est la meilleure leçon de vie que tu as reçue ?

  • Je ne suis pas motivée, je tiens bon

    Proposition quotidienne de rédaction
    Qu’est-ce qui vous motive ?

    C’est une vaste question encore une fois. Je vais y apporter une réponse sous forme d’inventaire du quotidien (spoïler : l’argent ne me motive pas, ou vraiment pas assez).

    • A chaque réveil : me focaliser sur l’idée que c’est une nouvelle journée, vierge de récit. Que tout est possible. Une journée sans douleur, sans nouvelle catastrophe, sans mauvaise nouvelle. Une belle journée lumineuse de rencontres, de rires, de gestes créatifs et pleine d’amour. Puis me rappeler que si je veux voir le lever du soleil, il faut que je sorte du lit ! Meilleure source de motivation.
    • A chaque pas qui me mènent vers le bus puis la gare pour me rendre au travail, soit 1H30 de trajet aller et puis retour : la promesse de voir de jolis paysages, quelques animaux sauvages, de rire avec mes collègues qui prennent aussi ce train. Ou de lire un bon bouquin. Et de savourer un temps pour moi.
    • A chaque épreuve professionnelle : là est la difficulté à toujours rester motivée. Je ne gagne pas assez pour me répéter sans cesse que je dois absolument persévérer. Et je ne cours pas après l’argent donc pour le moment je ne cherche pas à gagner plus. Alors je cherche mes sources de motivation ailleurs : ajouter une ligne en plus sur mon CV, devenir une meilleure version de moi-même développer ma force intérieure, tenir bon pour mes collègues…
    • A chaque fois que je prendrai le chemin vers la salle de sport : 3 ans que j’ai arrêté le sport suite au fameux vaccin-tu-vois-lequel. Mais là je dois reprendre. Ce qui me motive : retrouver une belle silhouette et me sentir à nouveau légère et agile. J’ai aussi besoin de pouvoir me défouler pour affronter la situation du dessus.
    • A chaque week-end quand j’ai du temps pour travailler mes compétences artistiques : le bien-être que me procure le fait de dessiner ou d’écrire. Je tourne un peu rond avant de m’y mettre et puis ensuite, une fois installée et lancée, je me demande pourquoi j’ai hésité à m’y mettre. Avant je dessinais quasiment tous les jours, la motivation était là.

    Parce qu’avoir un objectif comme la santé, un corps de rêve, du pognon, un job incroyable, évidemment que c’est motivant. Mais ça ne suffit pas. Le vrai truc c’est de donner de soi TOUS les jours. Même que 30 min. La motivation n’est pas juste un état émotionnel (« Je suis motivée, j’ai bouffé du lion aujourd’hui »), elle requiert des qualités. En tout cas c’est ainsi que je l’envisage :

    Persévérance, constance, rigueur = motivation.

    Un néon affichant le message 'Wake up. Kick ass. Repeat.' suspendu devant un fond en bois sombre.
    Photo de Justin Veenema sur Unsplash

  • Plaire ou se plaire – Dilemme

    Hier, je t’ai parlé de mes créations “moches exprès” et de la surprise que cela m’a réservée : elles plaisent plus que celles pour lesquelles je m’applique à faire beau.
    En repensant à cette histoire, une question m’est venue à l’esprit.
    Un vrai dilemme créatif.

    Si ce que tu crées en visant le “beau” ne plaît pas, mais que ce que tu crées en assumant le “moche” séduit, que choisis-tu ?
    Continuer à créer pour te plaire à toi OU créer pour plaire aux autres ?

    Tu choisis quoi ? Plaire ou te plaire ?

    Perso, lorsque j’écris pour le boulot, je ne peux qu’écrire pour plaire aux prospects et en même temps aux collègues qui vont valider mes wordings.

    Mais lorsque je crée des dessins inspirés du zentangle, que je photographie des paysages postés ensuite sur Insta ou que j’écris ici, je me perds entre les deux. Pourtant j’ai un objectif clair. Mais le moyen pour l’atteindre l’est moins.

    Et ce qui m’a le plus plongé dans la confusion c’est lorsque j’ai créé sur commande. Je ne sais pas si je le referai un jour. Ce n’est vraiment pas une position confortable. On me passait commande pour mon style mais au final, quand ce n’était pas exactement comme se l’imaginait le client, j’étais confuse et perdue. Bref.

    Dis-moi ce que tu en penses en commentaire !

    Un pot en verre rempli de pinceaux de peinture, avec un fond blanc.
    Photo de Debby Hudson sur Unsplash

  • Je n’aime pas le beau

    Mais je ne suis pas satisfaite quand je crée du moche.

    Et pourtant, il m’arrivait de le faire exprès quand je pratiquais le DIY et le mixed media avec ferveur. Je me disais «aujourd’hui je m’en fiche. Je fais MOCHE». Pas par provocation, ni par manque de soin, mais pour voir ce qui se passait quand j’arrêtais de courir après l’esthétique parfaite. Celle qui doit absolument me plaire quand je suis systématiquement insatisfaite de ce qui sort de mes mains.

    Je choisissais des couleurs fades, grisâtres. Ou alors presque fluo. Le vert pomme de supermarché avec du violet pétard, ça c’est bien laid. Je laissais les formes naître sans réfléchir 5 min pour chaque action (je suis très lente lorsque je crée). Ou alors je regardais sur le web ce qui se faisait en masse et je copiais.

    Et comme je suis sadique avec moi-même, je le postais sur mon blog et sur les forums de passionnés.
    Et la surprise, c’est que les gens aimaient davantage ces créations-là que celles pour lesquelles je m’appliquais à faire beau. Mon beau à moi. Qui visiblement était plutôt moche pour les autres. Que comprendre d’autre ?

    Si mon moche est ton beau et que mon beau est ton moche… alors suis-je condamnée à faire du moche quelle que soit la volonté qui porte mon acte créatif ?

    De toute façon je n’aime pas le beau.

    Un œuf avec un visage dessin é, affichant une expression comique avec de grands yeux et une langue tirée, sur un fond gris sombre.
    Photo de Arnold Obizzy sur Unsplash
  • Je ne supporte pas les vérités en mousse

    Proposition quotidienne de rédaction
    Quel mot pensez-vous que trop de gens utilisent ?

    En vrai.

    Mais pourquoi les adultes s’expriment-ils comme des enfants de 6 ans ?

    Quand j’entends cette expression en réunion ou, pire, de la bouche de ma moitié, j’ai envie de m’exiler.
    Oui, c’est excessif mais je ne supporte guère les enfants de 6 ans.

    Tous ces gens pourraient dire « en réalité », « en fait », « en vérité », des expressions qui comptabilisent aussi deux mots. Ce n’est donc pas une histoire de langue fatiguée ou de minimalisme verbal.

    J’ai essayé de prononcer cette expression deux fois. Je me suis sentie vraiment misérable.

    Il y a des expressions qui glissent toutes seules, sans qu’on les voie venir. Des « genre », des « du coup », des « sans souci ». Elles passent, elles trépassent et pfiout ! Oubliées !
    Mais « en vrai », lui, il s’installe. Il trône. Il pose son sac, comme un ado de 24 ans revenu vivre chez ses parents après avoir raté la fac.

    Et personne ne le remet à sa place.
    Pire : tout le monde lui fait de la place.
    On l’intègre dans les slides, les mails pros, les échanges pseudo-intimes à la machine à café. Il est devenu un code social. Un mot de passe pour faire croire qu’on pense quelque chose de fondamental, alors qu’on va simplement dire :

    « En vrai, ce restau est pas mal » ou « En vrai, j’étais un peu saoul. » (Ça, je l’entends souvent au boulot (kikou les collègues !))

    C’est comme si les gens avaient besoin d’un sas de décompression pour exprimer une opinion basique. Un sas syntaxique. Deux mots mous pour emballer une idée tiède.

    Parce qu’en vrai, pourquoi revenir à l’époque où on disait dans la cour d’école :

    « En vrai on va dire que toi t’es la maîtresse et moi je suis le directeur et je vais t’envoyer sur la lune. » ? (oui ok cet exemple est bizarre)

    En vrai, c’est le doudou de la langue, le mot qui tient la main de la phrase quand elle a peur de traverser la rue. C’est mignon. C’est fragile. Et c’est profondément irritant.

    On dirait que tout le monde se donne la permission d’être un peu sincère… mais pas trop. Juste assez pour paraître humain, sans prendre le risque de vraiment l’être.
    Comme si on avait remplacé la vérité par une version beta, instable, testable, mais sans garantie.
    Une vérité en coton, lavable à 30°, compatible avec les réunions Google Meet et les discussions Tinder (mon Dieu ça aussi je ne comprends pas mais c’est un autre sujet).

    Et moi, dans ce théâtre du « presque vrai », j’ai envie de crier :
    « Soit tu parles, soit tu te tais, mais épargne-moi tes apartés de cour de récré. » Je suis trop quadra pour les demi-vérités livrées avec option smiley fait-maison. Je préfère une maladresse franche à une authenticité prémâchée.

    Tu veux me dire que tu t’es ennuyé à ce dîner ?
    Dis-le. Sans me faire croire que c’est une révélation cosmique.
    Tu veux me dire que tu n’aimes pas ma quiche ? Va droit au but. Je l’ai ratée, je le sais : mon four refuse de cuire convenablement le moindre plat.
    Tu veux me raconter un bout de toi ?
    Fais-le pour de vrai. Pas en vrai. Vraiment.

    Illustration d'une femme avec une expression de désaccord, sur fond violet, accompagnée du texte 'en vrai'.
  • Je ne suis pas heureuse

    Proposition quotidienne de rédaction
    Listez les 30 choses qui vous rendent heureux.

    Je suis d’un naturel émerveillé. C’est encore mieux que d’être heureuse. Je suis tous les jours de ma vie au moins une fois en émerveillement.

    Voici la liste des 30 choses qui m’émerveillent :

    • Voir le soleil se lever depuis mon nouveau chez-moi, tous les matins
    • Promener mon basset hound alors que la nature s’éveille bruyamment
    • Regarder mon basset hound se roulait dans l’herbe avec le sourire (ma chienne sourit, peut-être t’en parlerai-je un jour)
    • Apercevoir lapins et biches depuis le train qui m’emmène au travail
    • Boire mon café bien chaud en regardant un ciel couvert de nuages énormes et aux formes incroyables, au bureau
    • Découvrir un commentaire chaleureux de clients sur Facebook ou Instagram
    • Découvrir les nouveaux visuels canons de ma binôme
    • Voir le soleil se coucher depuis le train qui me ramène chez moi le soir venu
    • Commencer un nouveau livre dans le train et faire « Wow ! » dès les 2 premières pages
    • Rentrer chez moi et me rappeler que j’ai un amoureux, un basset hound et 18 bibliothèques remplis à ras bord.
    • Découvrir le repas que mon conjoint a préparé pour le dîner au retour du travail
    • Découvrir des services presse dans la boîte aux lettres, surtout quand l’enveloppe indique Gallimard ou Didier jeunesse
    • Lire un album jeunesse (surtout ceux du catalogue Didier jeunesse)
    • Lire un nouveau manga aux dessins incroyables de finesse
    • Lire un premier roman écrit avec talent et intelligence
    • Visiter une église ou une cathédrale richement décorée
    • Visiter une ville avec un patrimoine médiéval préservé
    • Rentrer dans une librairie d’occasion avec des livres jusqu’au plafond
    • Tester un nouveau restaurant avec des saveurs nouvelles pour moi et fondre dès la première bouchée
    • Le dessert brioché avec de la glace à la fleur de lait de la Tripletta à côté de chez moi
    • Le panettone aux fruits confits de la boulangerie de ma résidence
    • Les musées anciens
    • Le musée d’Orsay
    • Les musées d’Histoire naturelle emplis d’animaux empaillés.
    • Les fermes pédagogiques surtout s’il y a des ânes
    • Ecouter un air d’opéra, d’autant plus si c’est à l’opéra et du Puccini
    • Prendre en photo les plus beaux paysages de France
    • Découvrir un paysage magique par le plus grand des hasards lors d’un trajet en voiture
    • M’endormir tous les soirs dans mon grand lit avec mon amoureux
    • Ouvrir les yeux chaque matin et me dire que j’ai une nouvelle journée d’émerveillement qui commence

    Merci la vie ❤

    Nuage en forme de cœur dans un ciel bleu.
    Photo de Oxana Melis sur Unsplash

  • Je ne suis pas créative utile

    C’est le gros reproche que je me suis longtemps fait.

    Quand je faisais du scrapbooking tous les week-ends, je prenais du plaisir mais je n’en voyais pas la finalité.

    Quand je me suis mise au mixed-media en plus du scrapbooking, j’étais passionnée mais créer pour créer, quel intérêt ?

    Quand j’ai découvert le zentangle (scrolle en bas de l’article pour voir à quoi ça ressemble) et que je suis devenue accro au point de passer plus de 30h sur un même dessin, je me suis définitivement trouvée inutile.

    Et puis…

    A chaque déménagement je relis mes créations scrapbooking et je me rappelle des moments complètement oubliés.

    Dans le cadre d’un coaching au sens large, je devais réaliser une œuvre très personnelle. Donc j’ai sorti tout mon matos de peinture, pastels, encres… et j’y ai passé beaucoup de temps. Le résultat était affreux mais peu importe. Ce qui comptait c’était le cheminement intérieur. Je l’ai confiée à mon coach car je ne voulais pas voir cette croûte chez moi (c’était vraiment moche). Il l’a accrochée dans la salle d’attente pour au final qu’elle soit emportée par une autre coachée, troublée par ce que j’avais créé.

    Quant au zentangle…

    J’ai été libraire une partie de ma carrière et nous pouvions animer des ateliers ou faire des démos de notre passion tant que c’était en lien avec un art. J’ai donc pratiqué le zentangle devant les clients, un samedi après-midi. En toute simplicité, presque honteuse d’être aussi inutile et débutante. La semaine suivante, des clients sont venus me remercier. Chacun avait une épouse qui, ayant découvert la pratique du zentangle avec ma démo, s’y était aussitôt mise et, apparemment, c’était beaucoup plus calme à la maison. Je rigole à ce souvenir mais je ne sais pas si c’est réellement drôle.

    Mais ce que ça m’a enseigné c’est que l’art peut être utile autrement qu’en dénonçant ou en témoignant d’une époque. Chacun se l’approprie avec ses codes, ses valeurs, ses envies et ses besoins.

    Depuis, je dessine, photographie et écris en me demandant ce que j’ai envie de faire, ce qui me ferait du bien, ce que j’ai envie de partager ou d’inspirer.

    Et là, avec cet article, je souhaite juste inspirer un début de réflexion chez celles et ceux qui ont tendance aussi à se prendre trop la tête avec leur existence 🙂

    N’hésite pas à me faire part de tes propres réflexions à ce sujet !

    Quelques-uns de mes dessins zentangle ou façon zentangle (zentangle inspiring art)

  • Je ne suis pas angoissée sauf de la page blanche

    Et d’ailleurs j’ai du me faire violence pour commencer cet article.

    L’angoisse de la page blanche me poursuit tel un petit démon dans tous mes actes de création, même quand je crée un zentangle ou ici, lorsque j’ai très envie d’écrire.

    Pourtant, lorsque j’étais étudiante, j’étais très habile et rapide pour rédiger mes dissertations, même en langue étrangère. Alors pourquoi ai-je perdu cette facilité ? Je n’en sais rien. Mais par contre j’ai mis au point des stratégies pour qu’elle ne soit pas paralysante trop longtemps. En espérant qu’elles puissent t’inspirer si toi aussi tu en souffres.

    1- Je pose un cadre structurant, plus particulièrement au travail :

    • Je pose une deadline au projet final sur Notion ou Trello. Je la cale plusieurs jours avant celle qui m’est imposée par les collègues. Je me laisse une marge en cas d’urgences ou de névralgies intempestives.
    • Je divise le projet en tâches. Je note chaque tâche dans mon cahier to-do journalier (version papier) avec une date pour chacune. Ainsi j’avance par petits pas et c’est moins impressionnant et donc moins stressant. Ca m’ôte déjà la sensation d’étouffement. Je dois répondre à un grand nombre de demandes par mois, avec parfois une commande le lundi à 17H pour le mercredi à 10H donc je dois vraiment être hyper organisée et réactive. C’est ça d’avoir deux métiers 🙂

    2- Je mets en œuvre les techniques qui m’aident à trouver l’inspiration et le courage de me lancer :

    • J’écris toutes mes idées en vrac dans mon cahier de brouillon papier. Toujours commencer par écrire à la main. C’est le meilleur conseil que je puisse te donner. Par exemple, j’ai commencé à travailler cet article sur mon carnet papier. Je ne l’aurais pas autant développé sans ce griffonnage préalable. Ma réflexion serait restée en surface car j’aurais tapé à toute allure cet article. Le cerveau va toujours au moins énergivore pour lui. L’écriture à la main demande de prendre du temps et active davantage de zones du cerveau que l’écriture tapuscrite. Il y a tout un tas d’études sur le sujet, je te laisse regarder. C’est passionnant.
    • Je demande à ChatGPT son avis sur la question, éventuellement à Mistral et Claude. Mais le temps que je perds avec ces trois-là m’agace de plus en plus. Je sais que mes prompts sont efficaces, là n’est pas le souci. Leurs réponses sont d’une banalité souvent affligeante. Des idées vues et revues, avec de temps à autre des idées sexistes ou âgistes. J’essaie de rebondir sur ce qu’ils me proposent, de tirer le fil de la pelote et de voir où ça me mène. Mais après avoir perdu quelques après-midis à les interroger, je suis devenue frileuse. Je m’en sers davantage en compagnons de correction de tournures malheureuses ou pour des termes techniques ou pour m’aider à la rédaction de conseils très techniques que je fais ensuite relire à des experts humains. Oui parce que je ne lui fais absolument pas confiance. Mais ça c’est un autre sujet.
    • Je recherche des photos pour créer un mood board, ou pour raconter leur histoire, en lien avec le sujet initial à traiter bien sûr. Un journaliste m’avait fait remarquer que j’écrivais pour raconter des photographies et que je ne cherchais pas de clichés pour illustrer mon propos. Je travaille à l’envers. C’est mon fonctionnement donc c’est OK. J’en tire profit.
    • Quand je le peux et que je suis vraiment bloquée, je travaille un autre contenu, plus facile pour moi, plus rapide à traiter. Ca me redonne confiance et je peux ensuite enchaîner avec le sujet que je ne parviens pas à démarrer.
    • Je discute avec ma binôme de façon informelle, de bureau à bureau. Comme elle est ultra créative, elle va toujours me dire quelque chose sur lequel je rebondirai.
    • Il m’arrive aussi de me demander ce qu’écrirait telle ou telle personne inspirante pour moi. C’est un peu plus alambiqué mais ça peut fonctionner.
    • Et puis quand je suis en télétravail et que vraiment ça ne va pas, je descends ma chienne dans le square de notre résidence 10 min, le temps d’une pause. Je prends l’air, je pense à autre chose. Je me dispute avec ma chienne (c’est un basset hound, un jour je t’en parlerai), je me prends une averse sur la tronche, je regarde ma boite aux lettres et découvre le colis d’une de mes maisons d’éditions préférées et puis je me réinstalle derrière mon bureau avec les idées plus fraîches…

    3- Je fais le bilan lorsque le projet est rendu.

    Je ne le fais pas avec tous. Quand vraiment j’ai calé, que je me suis sentie un peu plus nulle et inutile qu’habituellement, je prends le temps de noter que ce que j’ai rendu a satisfait l’équipe concernée par la demande, que je l’ai fait dans les temps, que tout va bien et que tout ira toujours aussi bien de toute façon. Que je suis la seule à douter de moi (enfin je crois).

    Et comme je dois aussi composer avec le syndrome de l’imposteur, je suis en train de me dire que mes conseils sont nuls et que je devrais effacer cet article. Je vais essayer de tenir bon et de le publier.

    Dis-moi comment tu gères ton angoisse de la page blanche, à quel point elle t’invalide dans ton travail et ce que tu fais pour la contrer. Donnons-nous des idées ! Je suis certaine que ce sera très aidant.

    Photo de Kelly Sikkema sur Unsplash