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  • Rien n’est pour la vie

    Proposition quotidienne de rédaction
    Partagez une leçon que vous auriez aimé apprendre plus tôt dans votre vie.

    J’aurais aimé apprendre, avant mes 30 ans, la règle la plus fondamentale de la vie. Celle qui est inhérente à toute vie, toute chose. Qui ne connait aucune exception. Aucune résolution.

    L’impermanence.

    Rien n’est acquis pour la vie. Tout change, bouge, se transforme un peu ou beaucoup, rapidement ou lentement. Tout est impermanent. Peu importe la situation :

    • la relation avec les parents et les grands-parents, avec la fratrie, les cousins, les amis…
    • la relation avec les collègues et les responsables
    • les situations tendues ou au beau fixe au travail (spoïler : tous les dragons / vampires / sorcières finissent par déguerpir)
    • la vie de couple
    • la vie de famille
    • la santé
    • la situation financière personnelle
    • la vie du quartier
    • le climat social de la ville ou du pays

    La multitude des interactions interpersonnelles qui se produit à chaque seconde, bouge sans cesse les lignes. Rien n’est figé.

    Et le meilleur conseil qui vient en renfort de cette leçon de vie, c’est que si une situation négative est tenable pour toi, sois patient et persévérant. Le meilleur finira par arriver. Si tu ne peux plus la supporter, fuis, ne souffre pas autant pour quelque chose qui est par essence éphémère.

    Feuille d'arbre en automne avec des couleurs chaudes, suspendue à une branche parmi des feuilles floues en arrière-plan.
    Photo de Matt sur Unsplash

    Et toi ? Quelle est la meilleure leçon de vie que tu as reçue ?

  • Je ne suis pas motivée, je tiens bon

    Proposition quotidienne de rédaction
    Qu’est-ce qui vous motive ?

    C’est une vaste question encore une fois. Je vais y apporter une réponse sous forme d’inventaire du quotidien (spoïler : l’argent ne me motive pas, ou vraiment pas assez).

    • A chaque réveil : me focaliser sur l’idée que c’est une nouvelle journée, vierge de récit. Que tout est possible. Une journée sans douleur, sans nouvelle catastrophe, sans mauvaise nouvelle. Une belle journée lumineuse de rencontres, de rires, de gestes créatifs et pleine d’amour. Puis me rappeler que si je veux voir le lever du soleil, il faut que je sorte du lit ! Meilleure source de motivation.
    • A chaque pas qui me mènent vers le bus puis la gare pour me rendre au travail, soit 1H30 de trajet aller et puis retour : la promesse de voir de jolis paysages, quelques animaux sauvages, de rire avec mes collègues qui prennent aussi ce train. Ou de lire un bon bouquin. Et de savourer un temps pour moi.
    • A chaque épreuve professionnelle : là est la difficulté à toujours rester motivée. Je ne gagne pas assez pour me répéter sans cesse que je dois absolument persévérer. Et je ne cours pas après l’argent donc pour le moment je ne cherche pas à gagner plus. Alors je cherche mes sources de motivation ailleurs : ajouter une ligne en plus sur mon CV, devenir une meilleure version de moi-même développer ma force intérieure, tenir bon pour mes collègues…
    • A chaque fois que je prendrai le chemin vers la salle de sport : 3 ans que j’ai arrêté le sport suite au fameux vaccin-tu-vois-lequel. Mais là je dois reprendre. Ce qui me motive : retrouver une belle silhouette et me sentir à nouveau légère et agile. J’ai aussi besoin de pouvoir me défouler pour affronter la situation du dessus.
    • A chaque week-end quand j’ai du temps pour travailler mes compétences artistiques : le bien-être que me procure le fait de dessiner ou d’écrire. Je tourne un peu rond avant de m’y mettre et puis ensuite, une fois installée et lancée, je me demande pourquoi j’ai hésité à m’y mettre. Avant je dessinais quasiment tous les jours, la motivation était là.

    Parce qu’avoir un objectif comme la santé, un corps de rêve, du pognon, un job incroyable, évidemment que c’est motivant. Mais ça ne suffit pas. Le vrai truc c’est de donner de soi TOUS les jours. Même que 30 min. La motivation n’est pas juste un état émotionnel (« Je suis motivée, j’ai bouffé du lion aujourd’hui »), elle requiert des qualités. En tout cas c’est ainsi que je l’envisage :

    Persévérance, constance, rigueur = motivation.

    Un néon affichant le message 'Wake up. Kick ass. Repeat.' suspendu devant un fond en bois sombre.
    Photo de Justin Veenema sur Unsplash

  • Je ne supporte pas les vérités en mousse

    Proposition quotidienne de rédaction
    Quel mot pensez-vous que trop de gens utilisent ?

    En vrai.

    Mais pourquoi les adultes s’expriment-ils comme des enfants de 6 ans ?

    Quand j’entends cette expression en réunion ou, pire, de la bouche de ma moitié, j’ai envie de m’exiler.
    Oui, c’est excessif mais je ne supporte guère les enfants de 6 ans.

    Tous ces gens pourraient dire « en réalité », « en fait », « en vérité », des expressions qui comptabilisent aussi deux mots. Ce n’est donc pas une histoire de langue fatiguée ou de minimalisme verbal.

    J’ai essayé de prononcer cette expression deux fois. Je me suis sentie vraiment misérable.

    Il y a des expressions qui glissent toutes seules, sans qu’on les voie venir. Des « genre », des « du coup », des « sans souci ». Elles passent, elles trépassent et pfiout ! Oubliées !
    Mais « en vrai », lui, il s’installe. Il trône. Il pose son sac, comme un ado de 24 ans revenu vivre chez ses parents après avoir raté la fac.

    Et personne ne le remet à sa place.
    Pire : tout le monde lui fait de la place.
    On l’intègre dans les slides, les mails pros, les échanges pseudo-intimes à la machine à café. Il est devenu un code social. Un mot de passe pour faire croire qu’on pense quelque chose de fondamental, alors qu’on va simplement dire :

    « En vrai, ce restau est pas mal » ou « En vrai, j’étais un peu saoul. » (Ça, je l’entends souvent au boulot (kikou les collègues !))

    C’est comme si les gens avaient besoin d’un sas de décompression pour exprimer une opinion basique. Un sas syntaxique. Deux mots mous pour emballer une idée tiède.

    Parce qu’en vrai, pourquoi revenir à l’époque où on disait dans la cour d’école :

    « En vrai on va dire que toi t’es la maîtresse et moi je suis le directeur et je vais t’envoyer sur la lune. » ? (oui ok cet exemple est bizarre)

    En vrai, c’est le doudou de la langue, le mot qui tient la main de la phrase quand elle a peur de traverser la rue. C’est mignon. C’est fragile. Et c’est profondément irritant.

    On dirait que tout le monde se donne la permission d’être un peu sincère… mais pas trop. Juste assez pour paraître humain, sans prendre le risque de vraiment l’être.
    Comme si on avait remplacé la vérité par une version beta, instable, testable, mais sans garantie.
    Une vérité en coton, lavable à 30°, compatible avec les réunions Google Meet et les discussions Tinder (mon Dieu ça aussi je ne comprends pas mais c’est un autre sujet).

    Et moi, dans ce théâtre du « presque vrai », j’ai envie de crier :
    « Soit tu parles, soit tu te tais, mais épargne-moi tes apartés de cour de récré. » Je suis trop quadra pour les demi-vérités livrées avec option smiley fait-maison. Je préfère une maladresse franche à une authenticité prémâchée.

    Tu veux me dire que tu t’es ennuyé à ce dîner ?
    Dis-le. Sans me faire croire que c’est une révélation cosmique.
    Tu veux me dire que tu n’aimes pas ma quiche ? Va droit au but. Je l’ai ratée, je le sais : mon four refuse de cuire convenablement le moindre plat.
    Tu veux me raconter un bout de toi ?
    Fais-le pour de vrai. Pas en vrai. Vraiment.

    Illustration d'une femme avec une expression de désaccord, sur fond violet, accompagnée du texte 'en vrai'.
  • Je ne suis pas heureuse

    Proposition quotidienne de rédaction
    Listez les 30 choses qui vous rendent heureux.

    Je suis d’un naturel émerveillé. C’est encore mieux que d’être heureuse. Je suis tous les jours de ma vie au moins une fois en émerveillement.

    Voici la liste des 30 choses qui m’émerveillent :

    • Voir le soleil se lever depuis mon nouveau chez-moi, tous les matins
    • Promener mon basset hound alors que la nature s’éveille bruyamment
    • Regarder mon basset hound se roulait dans l’herbe avec le sourire (ma chienne sourit, peut-être t’en parlerai-je un jour)
    • Apercevoir lapins et biches depuis le train qui m’emmène au travail
    • Boire mon café bien chaud en regardant un ciel couvert de nuages énormes et aux formes incroyables, au bureau
    • Découvrir un commentaire chaleureux de clients sur Facebook ou Instagram
    • Découvrir les nouveaux visuels canons de ma binôme
    • Voir le soleil se coucher depuis le train qui me ramène chez moi le soir venu
    • Commencer un nouveau livre dans le train et faire « Wow ! » dès les 2 premières pages
    • Rentrer chez moi et me rappeler que j’ai un amoureux, un basset hound et 18 bibliothèques remplis à ras bord.
    • Découvrir le repas que mon conjoint a préparé pour le dîner au retour du travail
    • Découvrir des services presse dans la boîte aux lettres, surtout quand l’enveloppe indique Gallimard ou Didier jeunesse
    • Lire un album jeunesse (surtout ceux du catalogue Didier jeunesse)
    • Lire un nouveau manga aux dessins incroyables de finesse
    • Lire un premier roman écrit avec talent et intelligence
    • Visiter une église ou une cathédrale richement décorée
    • Visiter une ville avec un patrimoine médiéval préservé
    • Rentrer dans une librairie d’occasion avec des livres jusqu’au plafond
    • Tester un nouveau restaurant avec des saveurs nouvelles pour moi et fondre dès la première bouchée
    • Le dessert brioché avec de la glace à la fleur de lait de la Tripletta à côté de chez moi
    • Le panettone aux fruits confits de la boulangerie de ma résidence
    • Les musées anciens
    • Le musée d’Orsay
    • Les musées d’Histoire naturelle emplis d’animaux empaillés.
    • Les fermes pédagogiques surtout s’il y a des ânes
    • Ecouter un air d’opéra, d’autant plus si c’est à l’opéra et du Puccini
    • Prendre en photo les plus beaux paysages de France
    • Découvrir un paysage magique par le plus grand des hasards lors d’un trajet en voiture
    • M’endormir tous les soirs dans mon grand lit avec mon amoureux
    • Ouvrir les yeux chaque matin et me dire que j’ai une nouvelle journée d’émerveillement qui commence

    Merci la vie ❤

    Nuage en forme de cœur dans un ciel bleu.
    Photo de Oxana Melis sur Unsplash

  • Je ne saurais pas faire atterrir un avion

    Proposition quotidienne de rédaction
    Si vous gagniez deux billets d’avion gratuits, où iriez-vous ?

    Si tu étais la seule personne consciente dans un avion, saurais-tu le faire atterrir ?

    As-tu vu passer cette vidéo sur Insta, Facebook ou TikTok ? Les hommes ont répondu « oui » à 54% dans le cadre d’une étude américaine. Les hommes français, quant à eux, fanfaronnent lorsqu’on leur pose la question face caméra.

    [Ma réponse à la question initiale arrive]

    J’ai donc demandé à mon homme qui, bien évidemment, m’a répondu « Oui. Je l’ai vu en formation. » Et il me regarde avec ses grands yeux d’amoureux et me balance « Bah toi aussi, tu le ferais atterrir. »

    Bah oui, voyons Chéri !

    Faudrait-il que je prenne un jour l’avion… Que je mette un seul orteil dans un aéroport pour commencer. Que je tolère qu’un avion vole au-dessus de ma tête sans me sentir défaillir.

    Parce que j’ai une phobie non guérissable des engins volants pouvant transporter des passagers.

    Donc autant te dire que s’il venait l’envie à qui que ce soit de m’offrir deux billets d’avion, je les brûlerais après m’être probablement évanouie au moins une fois.

    Par contre, une croisière ou une location de van, je ne dirais pas non :))

    Des oiseaux volant au-dessus d'un nuage lumineux sous un ciel bleu.
    Photo de Vikram Nair sur Unsplash
  • Je ne suis pas vieille

    Proposition quotidienne de rédaction
    Qu’est-ce qui, selon vous, s’améliore avec l’âge ?

    L’humour.

    Il faut beaucoup d’humour pour vieillir.

    Voir ma peau se texturer, les taches brunes qui colorent ma peau de porcelaine, les rougeurs sur mon visage qui laissent deviner la météo, les muscles qui deviennent du flanby, la mémoire en gruyère, mon collègue que j’appelle du nom de ma chienne…

    Le pire pour moi, c’est le rééquilibrage alimentaire qui a laissé deviner une ombre de clavicule au bout de plusieurs mois pour au final me rendre compte que toute la graisse avait migré au niveau de mon ventre. Si j’arrête de me nourrir, je ne suis même pas certaine de perdre en tour de taille et de hanche. Par contre les seins pas de souci. Ils savent maigrir.

    Et puis quand on exerce des métiers où l’âge moyen est plutôt autour de 30 ans, l’humour est la meilleure compagne de galère.

    Et les créatifs sont souvent plus facilement drôles d’ailleurs. Un art que ChatGPT et consorts ne nous piqueront pas.

    Photo de Brett Jordan sur Unsplash
  • Je ne sais pas cuisiner

    Proposition quotidienne de rédaction
    Si vous pouviez organiser un dîner et que toutes les personnes que vous invitez étaient sûres de venir, qui inviteriez-vous ?

    Mais je sais avec qui je rêve de partager un dîner. Mes 10 invités :

    • Amélie Nothomb dont je te conseille Stupeur et tremblements si tu n’as jamais lu un seul roman de cette autrice, Hygiène de l’assassin en 2e lecture.
    • Fabcaro pour son humour noir et absurde que j’affectionne particulièrement. J’ai lu notamment Et si l’amour était d’aimer ? et Open bar avec délectation.
    • Alexis Dormal, parce que sur Instagram il est vraiment très sympa et, surtout, Pico Bogue est dans mon Top 3 BD préférées de tous les temps.
    • Sophie de Baere pour qu’elle nous raconte comment lui viennent ses idées de fiction très… spéciales mais captivantes. Notamment Les corps conjugaux.
    • Adèle Bréau, la petite fille de Menie Grégoire. Elle est l’autrice de L’heure des femmes, roman rendant hommage à sa grand-mère.
    • Cassandre Lambert dont j’adore les romans young adult. Mon favori : Celle que je cherchais dont la couverture rose bonbon cache bien la détresse de « celle » qu’il cherchait.
    • Agatha Christie, la question ne précisant pas de cadre de temporalité et de faisabilité
    • Elizabeth George aussi, je la sens pleine de surprises. « Inspecteur Lynley » est une longue série policière à découvrir si tu n’as jamais lu un de ses tomes. Tu peux commencer par celui dont le résumé t’inspire le plus.
    • Haruki Murakami, Amélie saura certainement jouer l’interprète. Je ne sais pas quel est mon préféré entre 1Q84 et Kafka sur le rivage. Deux chefs-d’œuvre.
    • Jean d’Ormesson bien sûr. Oui ça demandera aussi quelques incantations.

    Il me semble que cette grande tablée serait joyeuse et bienveillante. Tu en penses quoi ? Quelle serait la tienne ? Raconte-moi !

    Photo de Majkel Berger sur Pexels.com