Car je l’ai trouvé. Comment ? C’est la question qui m’a été posée il y a quelques semaines. Si la réponse me semble évidente car j’ai grandi dans un milieu plutôt artistique, je me rends compte que la notion de style peut sembler complexe et nébuleuse pour qui n’a pas vécu entouré de toiles et de mots.
Alors… Comment trouver son style ? Mes articles n’ont pas toujours pas valeur scientifique donc je vais t’expliquer ce qui a fonctionné pour moi.
Je dégaine la check-list par souci de confort de lecture mais en aucun cas la recherche de style n’est confortable :
Arpente toutes les expositions, peu importe le courant artistique, le medium, le type d’art… Regarde avec attention les œuvres, demande-toi celle que tu préfères et celle que tu n’aimes vraiment pas, qui te dérange ou qui te fait horreur. A chaque expo. Si tu es attiré par une peinture ou une sculpture… je te conseille de prendre en photo le nom de l’artiste pour pouvoir faire ensuite des recherches sur son travail, sur le web ou à la médiathèque. Comprendre sa démarche artistique t’apportera de la ressource pour élaborer la tienne.
Lis ou regarde desdocumentaires inspirants d’artistes avec le même objectif que le point précédent.
Lis tous les styles, tous les auteurs, tous les jours, ne serait-ce que 15 min le matin avant le petit-déjeuner. Ne te limite pas, sois sans préjugés, juste… lis. Souligne ou note dans un carnet des passages inspirants ou rien que des mots. Reviens dessus dans la journée.
Tous les jours, écris 10 min minimum dans un carnet, à la main (surtout). Peu importe que tes phrases soient belles ou bourrées de fautes, ce n’est pas le sujet. Libère-toi et note toutes tes émotions, tes idées noires ou fofolles, tes coups de gueule ou, au contraire, sois dans la gratitude. Laisse ton stylo former les mots. Laisse-toi aller. 10 min TOUS les jours.
Pratique ton art de façon régulière et le plus souvent possible. Teste, fais des erreurs, corrige-les, retente, corrige, retente… Jusqu’à que tu sois satisfait de toi sans être dans de l’autosatisfaction facile. Etre un bon critique envers son travail ce n’est pas se féliciter à chaque créa ou, au contraire, tout jeter systématiquement à la poubelle.
Ne montre pas ton art à tes proches. Tu le feras quand tu te seras trouvé et que tu auras gagné confiance en toi. Pourquoi ? Parce que soit ils vont te faire tout un tas de compliments sur la qualité de ton travail, soit ils vont te décourager car ils exprimeront leurs propres freins, frustrations, craintes… Dans les deux cas, leurs mots ne parleront pas de ton art mais d’eux ou de votre relation.
Accepte que ça prenne du temps de se trouver. Ce n’est pas juste une question de trouver son style. Ca va au-delà de la considération artistique. Il s’agit de trouver un bout de soi et pour beaucoup de personnes, c’est un long chemin et c’est normal. Si tu veux aller plus vite, donne-tout. Consacre tout ton temps libre à ta pratique, à la lecture, à l’écriture et à la découverte d’autres artistes.
Ce qui me mène au dernier point : Proust, Seurat ou Colette n’avaient pas de téléphone portable et encore moins Netflix. Être interrompu par les notifications, répondre aussitôt aux messages reçus, vérifier l’actu et les top trends toutes les dix minutes, c’est ruiner ta concentration. Un travail de fond a besoin de deux heures de concentration non-stop minimum. Sans regarder ton téléphone. Il est nécessaire de lâcher-prise avec ton quotidien et de te laisser engloutir, être dévoré par ton art. Sinon comment se trouver quand on interrompt systématiquement le cheminement de ses pensées ?
Si tu as envie de partager ton expérience, tes propres conseils, l’espace commentaires est à toi !
J’aurais aimé apprendre, avant mes 30 ans, la règle la plus fondamentale de la vie. Celle qui est inhérente à toute vie, toute chose. Qui ne connait aucune exception. Aucune résolution.
L’impermanence.
Rien n’est acquis pour la vie. Tout change, bouge, se transforme un peu ou beaucoup, rapidement ou lentement. Tout est impermanent. Peu importe la situation :
la relation avec les parents et les grands-parents, avec la fratrie, les cousins, les amis…
la relation avec les collègues et les responsables
les situations tendues ou au beau fixe au travail (spoïler : tous les dragons / vampires / sorcières finissent par déguerpir)
la vie de couple
la vie de famille
la santé
la situation financière personnelle
la vie du quartier
le climat social de la ville ou du pays
La multitude des interactions interpersonnelles qui se produit à chaque seconde, bouge sans cesse les lignes. Rien n’est figé.
Et le meilleur conseil qui vient en renfort de cette leçon de vie, c’est que si une situation négative est tenable pour toi, sois patient et persévérant. Le meilleur finira par arriver. Si tu ne peux plus la supporter, fuis, ne souffre pas autant pour quelque chose qui est par essence éphémère.
Ce week-end, j’ai demandé sur mon compte Insta si quelqu’un souhaitait que j’écrive un article sur un sujet en lien avec les thèmes abordés sur ce blog. J’ai reçu une excellente suggestion : les femmes & leur santé. Sujet vaste que je reprécise tout de suite :
Les créatives et leur santé : la souffrance est-elle une condition sine qua non à la création ?
Note préalable : je parle en connaissance de cause. Je relate seulement ce que j’ai vu de près, entendu et aussi parfois vécu directement, à titre personnel. Ce n’est donc pas du « on dit ».
Combien de fois ai-je entendu : « Il ne souffre pas assez pour être un artiste. » ou « T’as vu son tableau ? Il est magnifique ! Quelle souffrance il doit vivre pour peindre avec tant de talent ! » Le souci d’évoluer, enfant, dans un milieu artistique, c’est qu’on grandit la tête pleine de clichés.
Quand j’ai voulu développer ma fibre artistique notamment en m’exerçant aux techniques mixtes, j’avais beau avoir une mini-mini-mini reconnaissance sur le web, ne souffrant aucunement, je trouvais mon travail fade et enfantin. Pas assez élaboré. Trop conventionnel. Je m’exerçais durant des heures et des heures chaque week-end et après-midi non travaillée, je lisais beaucoup d’ouvrages importés des Etats-Unis, je regardais des tutos sur YouTube, je m’achetais le meilleur matériel, bref, je faisais mon maximum, j’avais des premiers résultats (j’ai même vendu des tableaux pour la première fois et failli être publiée dans un magazine) mais non… Je ne cessais de me trouver fadasse, tiède, sans saveur…. car je ne souffrais point. J’étais en relative bonne santé et EQUILIBREE.
A tel point qu’un soir, j’ai picolé du vin rouge jusqu’à m’énivrer, pour être plus créative, m’enlever des barrières. Bien évidemment, impossible de me concentrer et de rester assise plus de 20 min devant ma toile. Je suis allée rejoindre Morphée fissa.
Quelques temps plus tard, je lus avec la plus grand attention, en mode bonne-élève-première-de-la-classe l’essai de développement personnel Miracle Morning de Hal Elrod. Ainsi chaque matin, je me levais aux alentours de 5H30, je partais marcher quelques kilomètres ou je faisais du fitness, je méditais, je lisais, j’énonçais mes affirmations et… je créais si je ne prenais pas le travail avant 9H.
Ma pratique artistique s’est transformée. J’étais plus concentrée, plus rapide dans mes choix créatifs, plus sûre de moi. Mes traits étaient plus clairs, mieux tracés. Je fourmillais d’idées et c’est là que j’ai notamment créé la communauté littéraire Lu et adoré sur Instagram ainsi que d’autres projets autour du livre, de la photographie et aussi professionnels.
Zéro alcool, zéro angoisse existentielle, une meilleure santé et des projets nouveaux plein la tête et d’ailleurs j’ai tout plaqué. Mais ça c’est une autre histoire.
D’ailleurs, es-tu conscient.e de tous les clichés alimentés par la société concernant les artistes et leur santé ?
Par souci de véracité, je vais partager ici les phrases que j’ai entendue dans mon enfance, dans ma carrière de libraire et de communicante, maintenant ou avant pour brouiller les pistes. Ce n’est pas une liste exhaustive, le temps faisant son oeuvre :
Attention, il a beaucoup de succès ce sculpteur. Il est devenu irascible et même méchant. A force de s’enfermer pour travailler ses sculptures, il a tourné du ciboulot.
C’est normal qu’elle soit folle, c’est une artiste !
Ha mais c’est un grand professeur de peinture, il n’a pas le temps d’aller voir le médecin. Il finira par mourir d’attaque ou de cancer comme les autres.
Il a aussi un cancer, ça y est . On va tous (asso d’artistes) y passer ! On pense trop, on a trop d’émotions.
Il marche pieds nus tous les jours, même quand il neige. C’est normal, c’est un artiste !
A force d’écrire des thrillers très sombres, il a fini par devenir un peu fou. On ne sait pas s’il va pouvoir continuer à être édité.
Je crois qu’ils prennent de la cocaïne en salle de réu le matin – Normal, ça les aide à trouver des idées.
Quand vous serez en poste, il vous faudra prendre de l’ecsta ou de la cocaïne pour vous aider.
Il va être nul son roman, il est juste prof de français au lycée. Ce n’est pas un artiste.
Comme j’ai une extraversion sexuelle [je ne sais plus le nom exact du souci de santé mentale diagnostiqué], je vais écrire un roman mais plus qu’érotique. Je vous le ferai lire, vous serez ma correctrice (ma carrière de libraire a heureusement pris fin avant)
Il écrit très très bien mais c’est normal il est un peu fou (à propos d’un THPI pas fou du tout)
Et puis sinon, tout simplement, l’expression « avoir une idée complètement folle » pour dire « avoir une idée très novatrice » ou juste « très créative ».
Associer l’action et la performance créative à la santé mentale et le manque de soins à la tête dans les nuages est plus que banalisé. Si tu écoutes avec attention ce que les personnes autour de toi racontent sur les artistes, tu prendras vite conscience qu’ils font souvent des associations malheureuses.
Et quand on veut appartenir à une communauté, il faut se conformer à l’image qu’elle en dégage. Tant pis pour les conséquences.
Sois un artiste, souffre !
Alors que…
Si on y regarde de plus près…
Les femmes artistes/créatrices, peu importe leur secteur d’activité, subissent souvent comme les autres une charge mentale, génératrice de stress et donc de problèmes cardio-vasculaires, cardiaques, hormonaux… Elles gèrent leur vie pro et perso de la même façon que des non artistes/créatrices. Mais le souci qu’elles ont en plus, c’est que ce sont des femmes… Et que docteurs et même docteresses (je l’ai vécu 4 fois) ont tendance à ne pas nous prendre au sérieux quand on parle de pression dans la poitrine, de jambes gonflées et lourdes ou d’hémorragies tous les 15 jours. Il faut en écumer des médecins avant de trouver celui qui prendra le temps de chercher la cause et de la soigner. Créative = un peu (beaucoup) émotives… hystériques ? C’est psychosomatique ! Pourquoi perdre du temps à nous soigner puisque ce sont juste nos émotions à fleur de peau qui font réagir notre corps (c’est aussi du vécu, manque de bol j’avais vraiment des soucis de santé vérifiables par scanner et échographie).
Côté homme : alcoolisme, pression, performance… Ce sont d’autres problèmes, plus Mâles, plus coqs… Mais par contre ces messieurs ont plus de chance. Ce sont des artistes donc des intellectuels. Un peu fou ou intro/extravertis. C’est normal ! Il faut prendre soin d’eux.
Pas facile la vie d’artiste…
Tout ça pour te dire, Madame qui passe par là, prends soin de toi. Tu ne seras pas moins créative :
parce que tu consulteras un thérapeute pour t’aider dans ta dépression,
parce qu’avec une opération ou des anti-douleurs tu souffriras moins de ta blessure que Frida Kahlo de sa jambe,
parce que tu seras plus sobre ou moins stone,
parce que tu dormiras 7 heures d’affilée chaque nuit au lieu de chercher l’inspiration dans l’infinie pénombre,
parce que tu consacreras 5 heures au sport dans ta semaine.
Prendre du temps pour ta santé et ton bien-être permet justement de gagner du temps dans ta pratique. Le temps est un matériau créatif quelque part.
Une santé physique entretenue avec soin permet de rester concentrée, d’être plus réactive, de mieux mémoriser, d’avoir un geste plus précis, de travailler son art plus longtemps et avec plus de régularité.
Une santé mentale soignée permet la même chose mais aussi de mener à bien ses projets créatifs, jusqu’au bout, en évitant les up and down chronophages, de détecter les personnes malhonnêtes dans le milieu (et il y en a quand même pas mal) et de pouvoir leur dire non avec assurance, de décrocher de nouveaux partenariats car tu sembles plus digne de confiance…
Bref, de s’épanouir et d’exister au monde.
Et puis sinon, si vraiment la déchéance personnelle était un gage de qualité artistique, pourquoi l’art thérapie existerait-il et serait-il aussi bénéfique ? Serait-ce alors à dire qu’aucun artiste ne gravite dans le monde de l’art thérapie ?
Alors les vieux clichés du début 20e siècle… à la poubelle !
C’est une vaste question encore une fois. Je vais y apporter une réponse sous forme d’inventaire du quotidien (spoïler : l’argent ne me motive pas, ou vraiment pas assez).
A chaque réveil : me focaliser sur l’idée que c’est une nouvelle journée, vierge de récit. Que tout est possible. Une journée sans douleur, sans nouvelle catastrophe, sans mauvaise nouvelle. Une belle journée lumineuse de rencontres, de rires, de gestes créatifs et pleine d’amour. Puis me rappeler que si je veux voir le lever du soleil, il faut que je sorte du lit ! Meilleure source de motivation.
A chaque pas qui me mènent vers le bus puis la gare pour me rendre au travail, soit 1H30 de trajet aller et puis retour : la promesse de voir de jolis paysages, quelques animaux sauvages, de rire avec mes collègues qui prennent aussi ce train. Ou de lire un bon bouquin. Et de savourer un temps pour moi.
A chaque épreuve professionnelle : là est la difficulté à toujours rester motivée. Je ne gagne pas assez pour me répéter sans cesse que je dois absolument persévérer. Et je ne cours pas après l’argent donc pour le moment je ne cherche pas à gagner plus. Alors je cherche mes sources de motivation ailleurs : ajouter une ligne en plus sur mon CV, devenir une meilleure version de moi-même développer ma force intérieure, tenir bon pour mes collègues…
A chaque fois que je prendrai le chemin vers la salle de sport : 3 ans que j’ai arrêté le sport suite au fameux vaccin-tu-vois-lequel. Mais là je dois reprendre. Ce qui me motive : retrouver une belle silhouette et me sentir à nouveau légère et agile. J’ai aussi besoin de pouvoir me défouler pour affronter la situation du dessus.
A chaque week-end quand j’ai du temps pour travailler mes compétences artistiques : le bien-être que me procure le fait de dessiner ou d’écrire. Je tourne un peu rond avant de m’y mettre et puis ensuite, une fois installée et lancée, je me demande pourquoi j’ai hésité à m’y mettre. Avant je dessinais quasiment tous les jours, la motivation était là.
Parce qu’avoir un objectif comme la santé, un corps de rêve, du pognon, un job incroyable, évidemment que c’est motivant. Mais ça ne suffit pas. Le vrai truc c’est de donner de soi TOUS les jours. Même que 30 min. La motivation n’est pas juste un état émotionnel (« Je suis motivée, j’ai bouffé du lion aujourd’hui »), elle requiert des qualités. En tout cas c’est ainsi que je l’envisage :
Mais je ne suis pas satisfaite quand je crée du moche.
Et pourtant, il m’arrivait de le faire exprès quand je pratiquais le DIY et le mixed media avec ferveur. Je me disais «aujourd’hui je m’en fiche. Je fais MOCHE». Pas par provocation, ni par manque de soin, mais pour voir ce qui se passait quand j’arrêtais de courir après l’esthétique parfaite. Celle qui doit absolument me plaire quand je suis systématiquement insatisfaite de ce qui sort de mes mains.
Je choisissais des couleurs fades, grisâtres. Ou alors presque fluo. Le vert pomme de supermarché avec du violet pétard, ça c’est bien laid. Je laissais les formes naître sans réfléchir 5 min pour chaque action (je suis très lente lorsque je crée). Ou alors je regardais sur le web ce qui se faisait en masse et je copiais.
Et comme je suis sadique avec moi-même, je le postais sur mon blog et sur les forums de passionnés. Et la surprise, c’est que les gens aimaient davantage ces créations-là que celles pour lesquelles je m’appliquais à faire beau. Mon beau à moi. Qui visiblement était plutôt moche pour les autres. Que comprendre d’autre ?
Si mon moche est ton beau et que mon beau est ton moche… alors suis-je condamnée à faire du moche quelle que soit la volonté qui porte mon acte créatif ?
Si tu étais la seule personne consciente dans un avion, saurais-tu le faire atterrir ?
As-tu vu passer cette vidéo sur Insta, Facebook ou TikTok ? Les hommes ont répondu « oui » à 54% dans le cadre d’une étude américaine. Les hommes français, quant à eux, fanfaronnent lorsqu’on leur pose la question face caméra.
[Ma réponse à la question initiale arrive]
J’ai donc demandé à mon homme qui, bien évidemment, m’a répondu « Oui. Je l’ai vu en formation. » Et il me regarde avec ses grands yeux d’amoureux et me balance « Bah toi aussi, tu le ferais atterrir. »
Bah oui, voyons Chéri !
Faudrait-il que je prenne un jour l’avion… Que je mette un seul orteil dans un aéroport pour commencer. Que je tolère qu’un avion vole au-dessus de ma tête sans me sentir défaillir.
Parce que j’ai une phobie non guérissable des engins volants pouvant transporter des passagers.
Donc autant te dire que s’il venait l’envie à qui que ce soit de m’offrir deux billets d’avion, je les brûlerais après m’être probablement évanouie au moins une fois.
Par contre, une croisière ou une location de van, je ne dirais pas non :))
Voir ma peau se texturer, les taches brunes qui colorent ma peau de porcelaine, les rougeurs sur mon visage qui laissent deviner la météo, les muscles qui deviennent du flanby, la mémoire en gruyère, mon collègue que j’appelle du nom de ma chienne…
Le pire pour moi, c’est le rééquilibrage alimentaire qui a laissé deviner une ombre de clavicule au bout de plusieurs mois pour au final me rendre compte que toute la graisse avait migré au niveau de mon ventre. Si j’arrête de me nourrir, je ne suis même pas certaine de perdre en tour de taille et de hanche. Par contre les seins pas de souci. Ils savent maigrir.
Et puis quand on exerce des métiers où l’âge moyen est plutôt autour de 30 ans, l’humour est la meilleure compagne de galère.
Et les créatifs sont souvent plus facilement drôles d’ailleurs. Un art que ChatGPT et consorts ne nous piqueront pas.
Mais je sais avec qui je rêve de partager un dîner. Mes 10 invités :
Amélie Nothomb dont je te conseille Stupeur et tremblements si tu n’as jamais lu un seul roman de cette autrice, Hygiène de l’assassin en 2e lecture.
Fabcaro pour son humour noir et absurde que j’affectionne particulièrement. J’ai lu notamment Et si l’amour était d’aimer ? et Open bar avec délectation.
Alexis Dormal, parce que sur Instagram il est vraiment très sympa et, surtout, Pico Bogue est dans mon Top 3 BD préférées de tous les temps.
Sophie de Baere pour qu’elle nous raconte comment lui viennent ses idées de fiction très… spéciales mais captivantes. Notamment Les corps conjugaux.
Adèle Bréau, la petite fille de Menie Grégoire. Elle est l’autrice de L’heure des femmes, roman rendant hommage à sa grand-mère.
Cassandre Lambert dont j’adore les romans young adult. Mon favori : Celle que je cherchais dont la couverture rose bonbon cache bien la détresse de « celle » qu’il cherchait.
Agatha Christie, la question ne précisant pas de cadre de temporalité et de faisabilité
Elizabeth George aussi, je la sens pleine de surprises. « Inspecteur Lynley » est une longue série policière à découvrir si tu n’as jamais lu un de ses tomes. Tu peux commencer par celui dont le résumé t’inspire le plus.
Haruki Murakami, Amélie saura certainement jouer l’interprète. Je ne sais pas quel est mon préféré entre 1Q84 et Kafka sur le rivage. Deux chefs-d’œuvre.
Jean d’Ormesson bien sûr. Oui ça demandera aussi quelques incantations.
Il me semble que cette grande tablée serait joyeuse et bienveillante. Tu en penses quoi ? Quelle serait la tienne ? Raconte-moi !